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Saskia Weyts

Drawing

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Le dessin est un mode d’expression à part entière, ayant sa pleine autonomie, un art de la synthèse qui se suffit à lui-même. Immédiat, spontané, léger, mobile … en raison de la simplicité des moyens qu’il met en œuvre, le dessin nous invite à ne retenir que l’essentiel.  Mais le dessin c’est d’abord une attitude.  Il appelle une forme particulière d’attention, un regard soutenu sur soi et sur les choses, tout autant qu’une exigence du geste.

 Le dessin est acte

L’acte de dessiner nous permet de retrouver quelque chose d’un geste originel.  Il nous permet de renouer avec l’intensité d’une expérience toute singulière : celle du plaisir du geste pour lui-même.  Une jubilation, liée au simple fait de tracer. 

Il y a aussi un rapport d’immédiateté dans le geste de dessiner : au flux de la pensée, de l’imaginaire, correspond celui du dessin en train de se faire.  C’est un acte toujours en devenir.

Néanmoins, le dessin porte une intention : il est projet, dessein, visée... ouverture.  L’essentiel est donc de l’ordre du questionnement : quel geste, quel acte de dessiner peut le mieux fonder ou accompagner une pensée et un projet ?

 Le dessin est matière

 Par le biais de ses outils et du support matériel sur lequel il s’inscrit, le dessin nous place d’emblée dans un rapport physique, corporel au monde qui nous entoure.  En intégrant la question du corps comme lieu de perception sensible, le dessin s’enracine dans l’expérience vivante que tout un chacun est en mesure de porter.  En ce sens, il est une réaffirmation constante du sensible en soi et du rapport que chacun entretient avec la matérialité des choses et des êtres.

Le dessin demande donc de nous questionner, de réévaluer sans cesse notre rapport au monde, à soi, aux autres… Dès que le dessin commence, une rencontre s’opère, un dialogue s’engage.

 Le dessin est expérimentation

 C’est l’expression d’un désir qui est à l’origine du dessin, le savoir-faire n’arrive qu’au second plan.

Pour savoir dessiner il est davantage nécessaire d’être porté par une intuition, un désir, voire un manque, que par une technique quelconque.

A vrai dire, la technique n’est que le résultat du travail de dessiner.  Elle est le fruit d’une découverte par l’expérimentation où chacun est amené à inventer et à s’approprier les outils et les méthodes qui le ramènent au plus près de ses intuitions, de son désir.  Dessiner c’est donc essayer, tâtonner, jouer ; c’est explorer et se laisser conduire là où le désir-dessin nous mène. 

 Le dessin est trace

 A partir du moment où l’on commence à tracer le moindre trait, celui-ci nous interroge.  En un sens, c’est le tracé même qui nous dirige, qui exige sans cesse de nous une nouvelle décision.  Dessiner c’est donc prendre position ; c’est donner au tracé toutes les qualités et toutes les dimensions qu’il appelle par sa seule présence.  C’est se placer dans l’espace du dessin et le traverser.

Tout dessin est un signe, la marque d’un passage fugitif.  Quelque chose d’un geste, d’un acte qui a eu lieu et qui n’est plus et dont le dessin constitue la trace, la mémoire vivante.

La trace c’est tout à la fois la marque de l’énergie que l’on développe, que l’on transmet et que l’on reçoit d’un dessin.   C’est l’énergie même du dessin qui nous porte, toujours plus loin.

 Pédagogie

L’atelier est un lieu de pratique, de création et d’expérimentations artistiques, c’est aussi un espace de débats, d’échanges et de critiques.

La pédagogie au sein de l’atelier a pour ambition de favoriser l’engagement artistique de chaque étudiant en l’aidant à construire progressivement son langage artistique personnel.  Elle ouvre des voies pour apprendre à regarder, à voir, à toucher, à découvrir, à inventer, à créer à se créer.

Les trois premières années de bachelor visent la formation et l’approfondissement du langage plastique.  Pendant ces trois années les professeurs proposent différents thèmes et exercices qui les confrontent à une panoplie de techniques de dessin.

En master I, l’étudiant propose son sujet de travail et gagne en autonomie, il affine sa propre écriture.

En master II, l’étudiant est amené à approfondir sa réflexion sur sa propre pratique au travers notamment de la rédaction d’un mémoire.

 L’accent est mis sur l’accomplissement personnel artistique des étudiants qui est le ferment de leur créativité.  Les professeurs sont là pour accompagner, guider chacun dans son propre cheminement.